Quelle juste place du numérique dans nos sociétés actuelles et à venir, sous l'angle de l'éthique de l'environnement ?

Authors

Thomas Anh Ngoc Hoang (Université Catholique de l'Ouest (UCO))
Magali Prodhomme (Université Catholique de l'Ouest (UCO))
Céline Cholet (Université Catholique de l'Ouest (UCO))
Claire Mahéo (Université Catholique de l'Ouest (UCO))
Arnaud Levy (Université Bordeaux Montaigne)

Abstract

Ce dossier de la revue Interfaces numériques interroge la juste place du numérique dans nos sociétés actuelles et à venir, sous l’angle de l’éthique de l’environnement. Il part d’un paradoxe fondamental : le numérique est omniprésent et pénètre tous les aspects de la vie humaine, tout en étant synonyme de « désastre écologique » par son importante empreinte énergétique et matérielle.

Les auteurs identifient deux postures face à ce paradoxe : la sobriété numérique comme changement de modes de vie, et une « politique de renoncement » ou « écologie du démantèlement » de certains imaginaires et infrastructures. Ils avancent l’hypothèse d’une mise en tension heuristique entre deux concepts quasi paradigmatiques : l’« hyperbien écologique » et l’« hypersystème techno-numérique ».

Le dossier est organisé autour de deux axes majeurs :

  • Axe 1 — Récits et imaginaires : analyse des plateformes numériques dans la production de récits écologiques (Netflix, applications d’identification de la nature), et des représentations visuelles médiatisées des récits « éco-numériques ».

  • Axe 2 — Engagements individuels et collectifs : étude des pratiques dans le secteur des organisations (métiers RSE, entrepreneurs à impact, « perma-entreprise ») et dans le secteur éducatif (écologie ordinaire chez les étudiants, sobriété numérique chez les enseignants, éthique Ubuntu et éducation à la sobriété numérique).

Le dossier inclut notamment un entretien avec Thomas Breuzard (Norsys) sur la « perma-entreprise » et un entretien avec Étienne Mineur (Arts décoratifs de Paris) sur les intelligences artificielles génératives. Il plaide pour une approche de « composition » inspirée de Bruno Latour afin d’inventer un numérique juste, à travers des arrangements, négociations et modus vivendi collectifs.

Sources

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